BAELBOTH

ou Le démon démonté


BAELBOTH,démon « pistonné » de quatrième catégorie, d’une insigne maladresse, est en délicatesse avec son boss, LUCIFER.
Il prend sous son aile un jeune troubadour, séducteur insouciant, THIERRY. Le duo va s’attaquer à une proie de haut vol, la Reine BLANCHE, épouse du Roi ARTHUR. L’entreprise prendra un tour inattendu, à goût d’échec cuisant.
BAELBOTH, démon « démonté » par LUCIFER, rejoindra la condition humaine dans toute sa fonctionnalité, ce pour la consolation de la Reine, à l’avenant répudiée ; Thierry trouvera l’amour vrai.
En route pour la Suisse des comptes à numéro  ; comme il se doit, la joyeuseté un rien égrillarde se terminera en chanson.

           "Aime et sois aimé, si tu l'oses !
            Sans avoir peur de l'overdose !"

PERSONNAGES

BAELBOTH (Faux) moine, démon stagiaire. Quadragénaire bedonnant. 
THIERRY Jeune troubadour, bourreau des cœurs, recruté par le premier.
LA REINE BLANCHE. Messaline sur le retour.
ISABELLE Jeune chambrière de la Reine. Comment l’esprit vient aux filles.
LUCIFER. Grand maître des démons, donc de BAELBOTH
LE ROI ARTHUR. Avatar de Falstaff
LE MOINE CLITORIEN Collègue de BAELBOTH
UNE PAYSANNE
UNE SOUBRETTE
UNE JEUNE FILLE
LA MÈRE DU BÉBÉ MALADE
UNE SERVANTE ÂGÉE
SOLDATS, PAYSANS…



EXTRAITS

Arrive un moine, trimballant sous son bras un énorme registre. Le nouveau venu s’incline, mains jointes, devant Baelboth. 

Le moine

Salut à vous, mon frère ! 

Baelboth

La paix soit sur votre saint front, mon frère !

Le moine, à Thierry,

qu’il dévisage avec concupiscence.

Le Ciel vous protège, gentil écolier ! 

Thierry, avec désinvolture.

Qu’il nous ait tous en sa sainte garde, et que le jus de la treille pisse dru, cet automne ! 

Les deux moines

Amen ! 

Le moine ,à Baelboth.

De quel ordre êtes-vous donc, mon frère ?

Baelboth

Sainte Panacée. Toute récente start up, juste sortie de la couveuse, je doute que vous connaissiez. 

Le moine

Le nom me dit quelque chose. 

Baelboth

Et vous, cher frère, la congrégation ? 

Le moine

Oh, la vieille école. Clitorien. 

Baelboth

Attendez : si je ne me trompe, votre spécialité, c’est… Ah, je l’ai sur le bout de la langue ! 

Le moine

Les femmes adultères. 

Baelboth

Voilà ! Justement, quelquefois je m’étonnais qu’on n’exploite pas davantage le créneau. 

Le moine

On s’y met, on s’y met. 

Baelboth

Les résultats ? Satisfaisants ? 

Le moine

Ma foi, comme dans toute entreprise qui débute, la difficulté c’est de se constituer un portefeuille. 

Baelboth

Renouvellements, retours sur investissements : prometteurs ? 

Le moine

Pas à se plaindre ! Il faut dire que, par ici, c’est laxisme et compagnie : les pécheresses, on se contente de leur rompre les os. Généralement, elles s’en tirent avec une modeste privation de membres, supérieurs, voire, avec les remises de peine, inférieurs. 

Baelboth

En somme, on ne leur ôte pas toute capacité de retomber dans la faute ! 

Le moine

Ça tiendrait plutôt du contraire ! Quand il ne vous reste que cette distraction… Et vous, très cher, une spécialisation ?

Baelboth

Oh, rien que du banal : je pratique l’apposition.

Le moine

La position, voyez-vous ça ! Laquelle, de position ? 

Baelboth

Apposition. Des mains, des pieds, c’est selon. Moi, c’est les mains. Bref, je guéris. 

Le moine

Je vais vous faire un aveu : je vous envie. La maladie prend volontiers un tour collectif, des plus favorable à la productivité, que, hors de très problématiques Sodome et Gomorrhe, on trouve rarement dans le péché de chair. 

Baelboth

N’empêche que nous venons de faire mouvement deux semaines entières sans rencontrer la moindre épidémie ! 

Le moine

Mais, quand ça se présente, ça paie, reconnaissez !

Baelboth

À condition, encore, de ne pas tomber dans le panneau du zèle. Le bon plan consiste à se fendre d’une intervention spectaculaire chez les pauvres, plus faciles à aborder que les notables. À partir de là, ces derniers vous appellent. On appose, on récolte, bonsoir ! 

Le moine

La suite ? 

Baelboth

La suite, mon bon, n’est pas de notre ressort, à nous autres, modestes agents d’exécution. 

Le moine

Vous parlez d’or. 

Tout en devisant, ils font les cent pas. Cependant, Thierry a arrêté une jeune promeneuse et l’a fait asseoir à ses côtés. Il la serre de près, lui jouant du luth. 

Le moine

Votre jeune ami se dissipe. 

Baelboth

Bah, qu’il prenne un peu de bon temps. 

Le moine

Ah bon ! Vous et lui… non ? 

Baelboth

Mon cher, je ne mange pas de ce pain-là. 

Le moine

Vous avez tort : il faut faire le tour de tous les péchés… (Couvant Thierry des yeux.) Il est, le voyou, à en égarer et chercher partout sur lui son latin ! Dommage que je sois attendu : avec votre permission, je me serais volontiers attardé, histoire de célébrer vêpres et mâtines, si je me fais bien comprendre. Hélas, je dois prendre congé. En vous souhaitant une riche moisson de phtisies et pestes en tous genres. 

Baelboth

Pour vous, une cargaison de vigoureuses pécheresses ! 

Le moine

Pouah, pilule amère ! Enfin, on paie d’avoir essuyé les plâtres des premiers algorithmes d’orientation ! Je vous quitte… eu vous garde, mon frère ! 

Baelboth, sursautant.

Pardon ! Qu’est-ce que vous venez de dire là ? 

Le moine

Ce que je viens de dire ? Rien d’autre que politesse d’usage. 

Baelboth

Mais encore ? 

Le moine

Votre insistance a de quoi surprendre ! La formule consacrée :…eu vous garde ! 

Baelboth

Abuserais-je en vous priant de répéter, distinctement ?

Le moine

Mon frère, c’est de l’enfantillage ! 

Baelbothsourire complice.

Est-ce que, par hasard, ce ne serait pas : Bleu vous garde ? 

Le moine

Comment ? 

Baelboth

Mais oui, mais oui ! 

Le moine

Vous aussi ? 

Baelboth

Que diable ! 

Le moine

Et spirituel, en plus ! 

Baelboth

Nous sommes partout ! Grandiose ! 

Le moine

Je me disais : ce gaillard, il a quelque chose… ! 

Baelboth

Le flair ! Dans mes bras, collègue !

Ils s’étreignent. 

……………………………………………………………………………

La chambre du roi. Du lit monumental qui en occupe le centre, on ne voit que le pied. La reine veille au chevet du malade invisible. C’est une femme mûre, non dépourvue d’attraits. En retrait, se tient une jeune et jolie chambrière : Isabelle. La reine vient au-devant de Baelboth. 

La reine

Approchez, frère Baelboth ! Votre réputation vous a précédé, mais nous nous attendions à accueillir un ancêtre barbu et malodorant. Tandis que… mon Dieu, si vous n’étiez pas un saint homme, je vous dirais d’allure à faire tourner bien des têtes ! 

On entend, venant du lit, des grognements. 

Baelbothgêné.

C’est qu’avec les yeux de la piété qui la caractérise, votre Majesté voit au travers de mon humble personne. 

Il pousse devant lui Thierry.

Permettez-moi de vous présenter Thierry, un jeune bachelier attaché à mes pas. Fort doué en quantité de matières, y compris profanes. Certes, lui n’est pas un saint ! Ah, les pulsions débridées de la jeunesse ! 

Thierry s’est prosterné gracieusement, mais la reine n’a d’yeux que pour Baelboth.

La reine

(À Thierry.)Relevez-vous, mon garçon ! (À Baelboth.) La jeunesse, frère Baelboth, certes, la jeunesse a ses attraits, mais vous me mécontenteriez en reniant nos âges ! Ceux des plaisirs profonds, raffinés… 

Baelboth

Majesté, vous me pardonnerez une piètre connaissance du sujet ! Thierry serait cent fois plus compétent. 

À nouveau, il met Thierry en avant, mais la reine continue à ne s’intéresser qu’à lui. 

La reine

Disposez de nous tous comme vous l’entendrez ! Il n’est rien ni personne ici dont vous ne puissiez faire usage, selon vos plus intimes désirs. 

Baelboth

Je vous rends mille grâces, Madame ! À présent, si nous nous occupions du… 

La reinesuivant son idée.

Oui ? Du quoi ? 

Gémissements en provenance de la couche royale. 

Baelboth

Du malade. 

La reine

Mon dieu, c’est vrai ! Mon cher mari, où ai-je la tête ? C’est qu’il est bien vieux, vous savez ! 

Baelboth

Bleu commande le temps et toute vie, Majesté !

 La reine

Qui ça ? Qui commande quoi ? 

Baelbothdoigt levé.

Bleu tout puissant, qui règne au ciel ! 

La reine

Ah, Dieu ! Veuillez m’excuser ! J’aurais dû deviner : j’adore les charades ! 

Baelboth

Un léger défaut de prononciation, Madame !

La reine

Charmant ! (Entre ses dents.) On dirait que le perfide prend un malin plaisir à m’affoler ! (Ton normal, à Baelboth.Vous devez avoir une vie passionnante, frère Baelboth ! Voyages, jolies pénitentes à foison ! 

Baelboth

Mon seul véritable voyage, Majesté, sera celui qui, l’heure venue, me mènera devant Bleu. Quant aux jolies pénitentes… Ce n’est pas comme mon jeune disciple, qui, lui, disponible, en plus, à quatre-vingt-dix pour cent… 

Il s’obstine à pousser Thierry, la reine à l’ignorer. 

La reineà son oreille.

Entre nous, ce gamin est loin d’être repoussant, mais, mon cher, vous le rejetez dans l’ombre : ce magnétisme, cette puissance retenue… ! 

Baelbothde plus en plus gêné.

Majesté, vous vous plaisez à troubler un pauvre ermite ! 

Un râle sort du lit.

Allons, peut-être devrais-je examiner… 

La reinesuspendue à ses lèvres.

Examiner quoi ? 

Baelboth

Le malade ! 

La reine

Quel mal… ? Ah, ce pauvre Arthur ! Décidément… !(Hochant tristement la tête.) C’est qu’il est terriblement vieux, vous comprenez ? Enfin, vous avez fait le déplacement… 

Le roi

Blanche, tu es là ? Ma mie, vous savez que ce festin m’a requinqué ? Voilà bien ce qu’il me fallait : de bonnes nourritures, juteuses, saignantes ! Quels ânes bâtés, ces médecins, avec leur diète ! (Apercevant le couple.) Blanche, Ventre-saint-Gris, que fait cet homme dans ton intimité ?

La reine

Mon ami, ce n’est que le saint ecclésiastique qui t’a guéri ! 

Le roi, grommelant.

Oui, je le remets ! Ce rigolo prétendant tout remettre d’aplomb à mains nues ! 

La reine

On ne saurait mieux le définir en mots pauvres.

Le roi

Foutaises et billevesées ! Un solide repas, je n’avais besoin de rien d’autre. 

Baelboth et la reine s’efforcent de remettre de l’ordre dans leur tenue.

Mais ça ne me dit pas ce que vous fricotez !

La reine

Nous tuions le temps, mon trésor, dans l’attente du royal réveil ! 

Le roi

Blanche, tu te souviens de nos conventions, quand j’avais trouvé dans ton lit l’ambassadeur d’Écosse en compagnie d’un palefrenier napolitain et d’une drag queensur le retour, ce qui, même pour une Messaline au sommet de son art, faisait désordre ? 

La reine

Mamour, ne sautez pas précipitamment aux conclusions ! Ma toilette est un tantinet dérangée parce que je souffrais de migraine ; frère Baelboth me posait les mains, voilà tout ! 

Le roi

Et tu lui rendais la politesse ? Où elles nichent, les siennes, de migraines ? 

La reine

Oh, et puis, pédale douce, un brin de tolérance ne serait pas déplacé ! Nous te pensions mort. Dans notre désarroi, nous nous raccrochions au premier dérivatif venant à l’esprit. 

Le roi

Trop pressée de m’enterrer ! Enfin, je reconnais que, volontairement ou non, tu m’as sauvé la vie, en me faisant servir ce mémorable gueuleton. En lieu et place du châtiment d’usage, que tu connais aussi bien que moi, je me bornerai à te répudier. 

La reinese jetant à ses pieds.

Chéri, tu n’y penses pas sérieusement ? Me balancer aux orties pour un flirt sans conséquence ? Après une vie entière consacrée à te tromper, en toute bienséante impunité, sur l’éventail écartelé d’une insatiable libido ? Arthur, aie le sens de la mesure ! Où veux-tu que j’aille, à mon âge, sans diplômes reconnus ? 

Le roi

Il n’a qu’à te prendre en charge, ton lourdaud, puisque vous vous entendez si bien. 

Baelboths’avançant, 

après s’être éclairci la voix.

VotreMajesté, justement ! En ma qualité d’homme d’Église, faisant profession d’objectivité comme de charité bien ordonnée… Outre que nous sommes préparés à cette forme de situations délicates. Selon les constatations de nos observatoires et think tanks… 

Le roi

Vous, le palucheur, ne m’échauffez pas les oreilles ! Allez, tous deux, qu’on disparaisse de ma vue ! Le premier que je pince à traîner sur mes terres sera pendu haut et court. 

Baelboth & la reine

Ah ! 

Le roi

Écartelé. 

Baelboth & La reine

Ho ! 

Le roi

Passé à la roue. 

Baelboth & La reine

Hi ! 

Le roi

Ses restes frits à l’huile bouillante. 

Baelboth & La reine

Ouille ! 

Le roi

Jetés aux chiens. 

La reine

Arthur, pitié ! Pitié, pas les chiens !

Le roi

Si la leçon ne suffit pas… nous aviserons. 

La reine

Mon ami, je t’en conjure ! Au nom de nos primes années ! 

Baelbothlevant une main apostolique.

Seigneur, comme nous l’a enseigné le Seigneur… je parle de l’autre : Bleu…

Le roi

Bleu ? Moi, je suis Jaune, comme… je te laisse deviner, et Rouge, rouge comme la rage ! Je vous donne deux heures avant de lancer l’armée à vos trousses ! 

Thierrysecouant Baelboth et la reine, 

toujours dissimulés.

Holà, les amoureux, vous pouvez sortir ! 

Le couple se redresse, sans se démasquer.

Hé, ils sont partis ! 

La cape descend juste assez pour révéler deux têtes ébouriffées. 

Baelboth,hébété.

Hein, quoi ? 

Thierry

Ça cavale de tous les côtés : on ferait mieux de gagner au plus vite la frontière. 

Baelboth

Thierry, c’est toi ? 

Thierry

D’où est-ce que tu débarques ? La peur a achevé de te troubler l’esprit ? 

Baelbothsolennel.

Mon ami, c’est fait ! 

Thierry

Qu’est-ce qui est fait ? 

Baelboth

L’homme, j’en suis un ! 

Thierry

Diantre, qu’est-ce qui t’amène, de but en blanc, à cette proclamation historique, qui, sans ce chambard, ferait le buzz ? 

Baelboth

De serrer Blanche contre moi, la chaleur de son corps, quelque chose s’est débloqué ! 

Thierry

Comme quoi faut jamais désespérer ! 

Baelboth

Blanche ! 

La reine

Oui, mon ami ? 

Baelboth

Tu as senti, toi aussi ? 

La reineroucoulant.

Que oui, j’en suis toute tourneboulée ! 

Baelboth

Je gardais un bout de crainte que ce ne fût qu’un mirage ! 

La reine

Le plus doux, le plus réconfortant des mirages ! Mais, crois-en mon expérience, il y avait la tête de pont voulue, en matière de… hum… de bout ! 

Baelboth

Oh, Blanche, mon cœur, c’est à ton impérissable charisme que nous le devons ! Ton charisme, désormais, si… si ancillaire au sang bleu… (Fredonnant la comptine.) « Tout est bleu, bleu, bleu… » Merci, mon Bleu ! (Prenant un air rusé.) Attendez, il me semble entendre débouler… pour le moins un régiment de Panzer ! 

Il ramène la cape sur leur couple.

Thierry

Baelboth, tu attiges ! 

Il tire la cape. Baelboth et la reine sont soudés par une étreinte passionnée, Thierry lève les bras au ciel.

Comme si c’était le moment ! 

Il les laisse, mais, après quelques instants, comme le couple ne s’est pas désuni.

Ils finiront par nous faire pincer !… Baelboth ! 

Baelboth

Quoi, encore ? 

Thierry

Navré de troubler votre mise à jour, mais si tu lui prévois un lendemain, je te conseille de te secouer les miches ! 

Baelboth

Thierry, ce langage ! Il y a des dames !… Bon, il est dit qu’on ne sera jamais tranquilles ! Tu pouvais bien, y a pas si longtemps, rouscailler après moi ! (À la reine.) Ma poupée d’amour, tes jambes, si fort tremblant, sauront-elles retrouver la capacité de te porter ? 

La reine

Avec toi, mon prince… qu’on a sorti et consort – « mdr ». Avec toi, mon prince consort entrant… Que le grand cric me croque, un peu de « pep » nous reviendrait-il ?… Avec toi, mon prince, empoté (de Monaco) – plus vraiment… Avec toi, pour faire court, et sérieux, jusqu’au bout du monde ! 

Baelboth

Nous commencerons par la Suisse ! Pas si couillon qu’on se plaît à le décrire, votre défroqué préféré : il a pris soin de noter les coordonnées d’un des comptes à numéro de Lucifer. 

Thierry

Là, tu m’impressionnes ! En route, mauvaise troupe, le monde est à nous ! 

Il prend la tête, avec Isabelle. Ils défileront – sur place -– en chantant.

 Thierry

Ange ou démon : que nous importe ? 
Être homme, voilà le vrai combat !
Et, quand on poussera la porte
Des morts, verra bien qui verra ! 

Tous

Et, quand on poussera la porte
Des morts, verra bien qui verra ! 

Isabelle

Rester en vie, sans dépérir, 
Déjà, ne s’obtient pas sans peine ! 
Il en faut du courage, pour rire, 
Qu’on soit poète, amante, ou reine ! 

Tous

Il en faut du courage, pour rire, 
Qu’on soit poète, amante, ou reine ! 

Baelboth

Vertu ou vice, je l’ai compris, 
La fin justifie les moyens ! 
Tu fais le mal, pas vu pas pris : 
Dieu le Père s’en prend au copain ! 

Tous

Tu fais le mal, pas vu pas pris : 
Dieu le Père s’en prend au copain ! 

La reine

L’amour est, comme la langue de l’homme, 
La meilleure et la pire des choses ! 
Sans lui, nous ne sommes que fantômes ! 
Aime et sois aimé, si tu l’oses ! 

Tous

Aime et sois aimé, sur lit de roses, 
Qui guériront tes ecchymoses ! 
Aime et sois aimé, si tu l’oses ! 
Sans avoir peur de l’overdose ! 
Sans avoir peur des ecchymoses… 
De l’overdose !