Monmeus

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Chapitre.com Papier et numérique 2014

Comédie en 4 tableaux

90 ‘

  Lectures publiques à Marseille, Bordeaux…

PERSONNAGES

PREMIER MORIBOND
LA FEMME DU MORIBOND
LA VERSEUSE, qui deviendra LA VIDEUSE
LE VIDEUR, qui deviendra LE VERSEUR
L’ABOYEUR, qui deviendra LE FACTEUR
LE MÉDECIN-CURÉ, qui deviendra LE CURÉ-MÉDECIN
DEUXIÈME MORIBOND (même interprète que le PREMIER)
Ombres et cadavre de VENGEUR

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APPRÉCIATIONS

FONDATION BEAUMARCHAIS.

Paris, le 11 Janvier 1995

J’ai lu et fait lire votre pièce intitulée « MONMEUS ou les Salpêtrières de l’Aujourd’hui. Vous trouverez ci-joint une fiche qui résume nos réactions. Vous constaterez que nous avons aimé ce texte qui mériterait d’être monté dans de bonnes conditions.

Avec tous mes vœux, je vous prie de croire, cher Monsieur, à mes sentiments très cordiaux.

Le Directeur

PJ : la fiche de lecture.

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(Extraits )

Résumé : La pièce ne peut pas réellement se résumer. L’intrigue est anecdotique : un homme est en train de mourir, trois autres cherchent le sens de la vie ; trois acteurs s’interrogent sur leur fonction, leur rôle, leur nécessité. Seul le mot compte, et le geste. L’ensemble ressemble à une chorégraphie curieuse, réussie.

Commentaires :

Cette pièce est pleine d’audace. Le jeu imposé aux acteurs par les didascalies est extrêmement précis. Toute parole s’accompagne d’une gestuelle bien définie ; la lecture, au lieu d’être entravée par ces descriptions de mouvements, est enrichie : le texte prend une dimension visuelle étonnante.

Notons l’absence d’intrigue, au sens premier du terme. Pourtant on ne s’ennuie pas. L’auteur jongle avec les mots et construit un univers très théâtral. Très dense.

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Le langage dramatique est brillamment exploité. L’auteur use d’accumulations variées (adjectifs, verbes, noms, propositions…), ose des néologismes amusants et sensés, se sert avec habileté des phénomènes de répétitions comiques. La concentration de ces effets confère à la pièce un rythme allègre et soutenu, tout à fait plaisant.

L’exposition des pensées et certitudes du moribond peut être un très beau moment théâtral. La philosophie se charge d’émotion, appartient au vécu.

Le long monologue du moribond est remarquable. Il se soutient tout seul par son rythme et ses effets de style, ses assonances et allitérations. Soulignons également la scène de lecture de la lettre du Postérieur : le texte devient partition musicale, chant, rythmé par le jeu de chœurs. Très intéressant.

Pour l’ensemble, bonne alternance de tempo : à l’échelle de la pièce : un acte très rythmé précède un acte plus dense, plus posé; à l’échelle des répliques: de longues tirades succèdent à des échanges stichomythiques. Ces jeux de cassures relancent l’attention du spectateur avec brio.

Le texte est remarquablement bien écrit.

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Avis personnel :

Cette pièce est étonnante. L’atmosphère étrange sans lien avec la réalité surprend tout d’abord, puis séduit par sa cohérence. Il s’agit d’un spectacle qui associe le visuel, le gestuel et une recherche très littéraire sur le langage. L’ensemble est très théâtral, l’unité est trouvée dans l’audace. Cocasse, curieux, original et finalement séduisant.

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THÉÂTRE NATIONAL DE MARSEILLE LA CRIÉE

Monsieur,

Nous avons lu, avec beaucoup d’intérêt, votre pièce dont nous avons réellement apprécié le style très riche, l’invention et l’originalité.

L’intrigue se dissout par contre un peu trop à notre goût au fil de la pièce mais, encore une fois, la qualité du langage est tout à fait exceptionnelle.

Pourtant, votre pièce ne pourra pas actuellement entrer dans nos projets de programmation.

Permettez-nous, toutefois, de garder le texte par-devers nous si nous organisons à l’avenir des lectures, ou pour le faire lire à d’autres metteurs en scène.

(Marianne Epin, le 12 décembre1995)

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CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL NICE CÔTE D’AZUR

10 mars 1995

 Cher Monsieur,

 Nous avons lu avec un très vif intérêt votre pièce. Elle porte en elle, et dans son langage, et dans les perspectives théâtrales qu’elle recèle les promesses de très beaux moments scéniques.

La maîtrise de la langue, ses jeux qui plongent parfois dans des « abîmes de perplexité » pour s’en sortir avec une joie, une grâce bouffonne sont de véritables instants théâtraux à la lecture déjà.

Divers univers me sont venus à l’esprit en parcourant votre ouvrage : Kantor, Jarry, Opérette de Gombrowicz.

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 Thierry Vincent


EXTRAITS

LE PREMIER

On reprend, décontractes ! Donc, nous sommes hommes…

LA FEMME

(Avec lassitude) Femme ! Femme !…

TOUS

En fait, tout le problème est là !

Durant la scène qui suit, ils feront, avec le plus grand sérieux, des gestes gratuits : s’éloignant, revenant à quatre pattes, prenant des attitudes, sautant sur place, etc.

LE PREMIER

Moi, je suis le Videur.

LA FEMME 

Et qu’est-ce que tu fabriques de si palpitant ?

LE DEUXIÈME

Qu’est-ce que tu veux qu’il fabrique, un Videur, sinon vider ?

LE VIDEUR

Eh ben, non, justement pas ! Je vide pas, je suis celui qui vide : nuance !

LA FEMME 

Admettons ! Et toi, l’autre, qui tu es ?

LE DEUXIÈME

L’Aboyeur.

LE VIDEUR

Au moins, là, c’est clair : tu aboies !

LE DEUXIÈME

Bon dieu, carrément, ce coup encore, v’là bien ce qui s’appelle schématiser !

LE VIDEUR

Il tient qu’à toi de le faire, non ?

LE DEUXIÈME

Peut-être, c’est toute la question !

LE VIDEUR

Si t’aboies, t’es acte d’aboyeur. Si t’aboies pas, t’es potentialité d’aboyeur. À condition, bien évidemment, de l’être, au départ : aboyeur.

L’ABOYEUR

Toute façon, voulez que je vous dise ? Mieux vaut un aboyeur qu’aboie pas qu’un non-aboyeur qui aboierait… Et toc, les pisse-glaçons, cool dans le baba !

LE VIDEUR

Ça résume le dilemme. (Il se tourne vers la femme ) Passons à toi !

LA FEMME

Oh, moi, c’est limpide comme de l’eau de roche, puisque, ça coule de source, je suis la Verseuse.

LES DEUX AUTRES

Ah, ah ! La Verseuse ! Ah, ah ! Hi, hi !

LA VERSEUSE

Oui. Remarquez, j’aurais pu tout aussi bien être autre chose.

LE VIDEUR

Par exemple, pour voir ?

LA VERSEUSE

Je sais pas. Un acte quelconque. De préférence, le moins chargé de signification apparente… (pontifiant ) et, par là même, le plus signifiant. C’est du reste, en passant, une des démonstrations qui nous incombent.

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LA FEMME DU MORIBOND

Mon cher époux, quelle heureuse surprise ! Alors, comment vas-tu ? Mieux, apparemment.

LE MORIBOND

Tais-toi, femme ! Tu devrais avoir honte !… (avec hargne ) Avec tes seins gorgés de l’idée générale et singulière du lait, avec ton ventre pourri de fausses progénitures, tes lèvres gonflées de sucreries à la Sganarelle ! Avec tes dents de scie…

LA FEMME DU MORIBOND

La honte, l’invente qui voudra ! Moi, je vis ; la honte connais pas !

LE MORIBOND 

Il y a ça, oui ! Il y a les femmes, leur complot universel ! Le fait qu’elles soient toutes en une ! Comme s’il en pleuvait ! Et, chacune, elles ont ça, et ça ! Et encore autant du reste ! Sans même parler de cette arrogance, non mais dites donc ! Ces mamelles qui s’installent, ventrues, ventrebleu, en plein milieu de votre regard, pour vous en narguer la cervelle ! Et par deux, en plus ! Ces cuisses qui se ferment, qui s’ouvrent ! Aveugles, aveugles, non mais dites donc ! Ce ventre, avec une bouche en travers, et rien qu’une, pour mieux se faire remarquer dans le lot des paires de machinchouettes, non mais dites donc !… (Il se signe.)Les femmes, elles sont dans l’ombre ! Et dans le jour, en plein jour : tu ne peux pas les ignorer ! Et, si, celle-là, je la chasse… (geste vague)…si je la chasse devant moi, dans mon dos aussitôt surgit  une autre ! Debout ! Accroupie ! Allongée ! De toute part elles frétillent ! Sans compter que, pendant ce temps, moi, moi, au creux de mon lit, je me morfonds, seul pour de vrai, non mais dites donc !…

LA FEMME DU MORIBOND

Qu’à cela ne tienne ! Vieux chien du jeune vingt-et-unième siècle, à l’aube triomphale de ton dernier jour, ton lit, je l’envahirai ! Tes membres glacés, je les chaufferai à la braise de ma répulsion ! Je t’enflammerai, vieux père, tout dégoût aboli !

LE MORIBOND

Ouais, ouais, ma chatte, fais ce que tu pourras ! Fais-le, reine des bandoulières ! Ouais, ouais, ficelle-le nous, ce grand-guignol que tu viens de nous claironner : on verra bien ! Parole de moribond – té, encore pas mal performant en tailleur de croupières ! -, je te le garantis : par ta porte, j’entrerai dans la mort ! Je m’ensevelirai dans tes salpêtrières !

LA FEMME DU MORIBOND

Boucher de cathédrales, la mort, qu’est-ce que tu en sais ? Ne t’en déplaise, elle est quand même de mon sexe. Tu te poses en spécialiste, j’en connais plus que toi, d’elle et du reste, rien qu’au petit matin, en débouchant mon flacon de vernis à ongles ! Non mais dis donc !

LE MORIBOND

Je t’entraînerai ! Je t’entraînerai !… (Pour la faire taire, il passe ses mains sur elle.)À moins que ça ne me convienne davantage encore de te laisser vivre après !… (Il se plante devant le Curé-Médecin.)

« Quant à toi, curé, pour tes bons soins… (Il le gifle.) Les corps ne te suffisaient plus : tu t’attaques à l’âme ! Tu grignotes, hein ? À l’abri de tes défroques tous azimuts, qui es-tu ? Peut-être pas tellement différent de moi, dans le fond !… (Rageusement, il fouille les vêtements du prêtre.) Montre donc la couleur de ta chair ! Montre ! Est-ce qu’elle vous a cette pâleur de ceux dont la vie est façade, déguisement, alibi ? Ce masque, foutre, ôte-le deux minutes !… (Il essaie de l’arracher, ce masque – rappelons que le Curé-Médecin n’en porte pas.) Ah, vacherie, il tient bien !…(Il abandonne.)Et l’âme ? Cette foutue bondieuserie d’âme ?… (Il a ouvert la soutane.) Où elle se niche, la punaise de sacristie, prête à se mettre d’elle-même à toutes les sauces ? Montre-la : qu’on voie si elle te tient à la peau aussi bien que le masque !… Mais non ? Non, alors ?… Purée ! Alors, toi et elle… Elle et toi, tous les deux, non mais dites donc !…

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L’ABOYEUR-FACTEUR

Mes bons amis, admirez la bête !… Pisque ça se trouve, j’ai l’honneur et l’avantage de vous présenter son Excellence le Facteur, cachet de la Poste faisant foi !

LE VERSEUR

(L’air plutôt déconfit) Ah ! Alors, ça y est ? Ils t’ont nommé ?

LE FACTEUR

Officiel, de ce matin. Maintenant, si j’aboie, c’est rien que pour le fun. (Il prouve.)

TOUS

Chut ! Voyons, un peu de dignité ! Nous sommes, et entendons rester un agréable moment encore, dans l’affliction générale.

Mines de confusion feinte du Facteur, qui, avec des gloussements, va vers le mort, pose sur lui son képi, fait le salut militaire. Miaule un bon coup, non sans se tordre, au milieu de la réprobation générale. Suivant le même itinéraire que ses compères, il entraîne le Curé-Médecin dans une valse endiablée, qui se termi­nera en chute. Tandis que son partenaire, péniblement, se remet sur pieds, il se précipite vers la veuve, qu’il embrasse et pelote, sans retenue.

LA FEMME DU MORIBOND

(Le repoussant) Merci ! Allons, merci mille fois, et tout ça !

LE FACTEUR

Mince, ma colombe, du coup, j’allais oublier l’essentiel ! C’est que je suis pas encore bien rodé… ni tout ça, sauf le respect dû aux usagers ! J’ai une lettre pour vous. Tenez-vous bien : une lettre de son Éminence le Postérieur Suprême en personne !

LE MÉDECIN-CURÉ

(Geste onctueux) Du Postérieur Suprême !

LE FACTEUR

En personne soi-même !

LA FEMME DU MORIBOND

Mon dieu, mon dieu, j’en suis retournée ! Donne vite ! (Elle avance la main, mais )

LE FACTEUR

Non, arrêtez : je vais la lire. Pensez : c’est ma première !

LE MÉDECIN-CURÉ

Du Postérieur Suprême ! En personne !… (même geste onctueux) En personne soi-même ! Écoutons religieusement !

LES TROIS

Ouvrons postérieurement, suprêmement nos oreilles !

LE FACTEUR

Le seul souci, maintenant que j’y pense, c’est que j’ai jamais su tellement lire !

LES TROIS

(Se levant) Âne bâté, on va t’aider.

Ils se postent derrière le Facteur, qui tend la missive à bout de bras, et lisent par-dessus son épaule.

LE VERSEUR

(Lisant) Chère Madame…

TOUS

Chuuuttt ! C’est du Postérieur Suprême soi-même !

LA VIDEUSE

Chère Madame, que je m’en voudrais d’appeler familièrement tant c’est que votre beauté a fait le tour de votre grandiose réputation…

TOUS

Oh, il est vraiment… suprême !

La Femme se rengorge. Curé bénit.

LE VERSEUR

(Lisant ) Chère madame, donc, je reprends posément. Ayant appris le décès occasionnel qui vous tracasse l’épiderme typiquement féminin et il se trouve que j’ai connu votre mari de ce que nous accomplîmes ensemble nos services militaires et sévices annexes…

TOUS

(Se tournant vers le lit avec une considération nouvelle) Ah, donc, ils se connurent !

LA VIDEUSE

(Lisant) Moi, à l’accoutumée, j’étais un beau et noble capitaine ; lui un pauvre mironton, plutôt silhouette polio, tremblotant de pensées diffuses…

TOUS

Il le connaissait bien !

LE VERSEUR

(Lisant) Il est mort, à ce que je me suis laissé dire, faute de quoi vous me pardonnerez d’excuser, comme nulle et non avenue, cette lettre de Soi-MêME en Personne, qui, de toute façon, l’occasion faisant le larron, me donne la susdite de vous décorationner, histoire de sanctifier votre attachement à notre suprême Patrie, de vous décorationner, disais-je postérieurement, de l’ordre du petit Cordon Ombilical…

LE MÉDECIN-CURÉ

(Levant les bras au ciel) Ah, madame ! Le Cordon Ombilical, même petit : voilà un honneur considérable, qui – je me permets d’en appeler aux mânes d’Esculape – rejaillit sur notre communauté tout entière !

LA FEMME DU MORIBOND

Eh bien, eh bien, pour regarder les choses en face, c’est vrai, il serait peu élégant de ma part de vouloir jouer les modestes… et tout ça !

TOUS

(Applaudissant) Eh oui !… Et tout ça ! Et tout ça ! Et tout ça ! Oh là là ! Ouille , ouille, ouille !…

LA VIDEUSE

(Lisant)L’ordre du petit Cordon Ombilical, que je vous expédie sous pli recommandé, dont il vous suffira d’acquitter les frais, laissés à votre généreuse indépendance, par virement à mon CCCP postérieur, que le premier agent de ma police suprême vous indiquera du geste et de la voix ; pour la plupart, ils parlent aussi !

LA FEMME DU MORIBOND

Certes, j’acquitterai, j’acquitterai : je suis d’un monde où l’on ne sait que trop à qui on est redevable de la paix civique, comme des plaisirs potentiels de la culture en espalier !

LE VERSEUR

(Lisant) Quant aux raisons de la chose dont on s’occupe de ce pas, elles sont quasiment routinières, en termes de démagogie. À savoir que vous mentionnez une bonne quantité de muscles lisses et fermes, particulièrement dans l’ordre fessier qui nous intéresse au plus haut rang, cela énoncé sans abus de protocole nuisible à la santé ! Notamment, nous vous imaginons dans la belle nudité inaugurale, en train de vous rouler antérieurement mais aussi postérieurement dans l’herbe, conformément aux circonstances et à l’étymologie ! Avec autant de seins qu’au répertoire…

LE MÉDECIN-CURÉ

Le divin paillard ! Quelle subtilité dans le marivaudage post-obsèques !

LA VIDEUSE

Un exemple parfait de ce qu’on entend par obséquiosité… et tout ça ! Saluons ! (Elle donne l’exemple.)

TOUS

Eh oui, saluons ! Et tout ça, ouille, ouille, ouille !…

LE VERSEUR

(Lisant) D’un autre côté, pas un en excédent ! Des cuisses corrigées à la pierre ponce et au millimètre, un ventre couleur d’attirail, sans préjudice de tout ce que c’est censé abriter dans les parages…

LE MÉDECIN-CURÉ

Admettons, sans distinction de sexe ni de race, que, quand il vous met ainsi la gomme épistolaire, cuisinée au Palais, à l’intention, en bonne logique, des palais les plus délicats, il est tout à fait suprême !

Tous s’entreregardent, comme cherchant que dire… Rien ne sort…

LA VIDEUSE

(Reprenant la lecture) Bref, vous êtes très respectueusement et convenablement la vie éphémère mais vigoureuse, objet de ma mansuétude bien connue, mais dont il reste toujours un poil de plus à prouver, pour la bonne règle et la postérité, souvent si mal intentionnée.

« Histoire de faire bon poids, à l’image du vôtre, dont, jusqu’à plus ample informé – à l’exclusion des jours d’audiences officielles -, on m’a dit à l’oreille postérieure le plus grand bien, je joins à la présente une notice sur la mort, rédigée par des spécialistes, lesquels, maintenant, savent in situ de quoi c’est qu’ils discouraient, notice redondante à souhait, dont il vous appartiendra en nue-propriété de faire usage à la satisfaction générale.

« Avec mes affectées condoléances, entremêlées aux vœux éternels d’un deuil particulièrement revigorant, dans l’ombre de ma statue équestre, qui risque d’être achevée dès l’an prochain, à condition que le beau temps se maintienne, corrélativement aux versements à mon CCCP, que je vous rappelle incidemment, je vous étreins sans manières… Et tout ça !

TOUS (Au garde-à-vous)

Et tout ça ! Hourra ! Vive le Postérieur !

LA FEMME DU MORIBOND

(Essuyant une larme) Donnez-moi cette chère lettre ! La notice suprême, je tiens à la lire moi-même, en personne ! Postérieurement !